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Pourquoi l’électricité est trop chère en France ?

Le 17/11/2020

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    Selon le rapport sur les tarifs du gaz et de l’électricité de Capgemini en Europe , la France arrive en milieu du classement. Avec une baisse de la facture inférieure à 5%, la libéralisation du marché de l’énergie a eu moins d’effet chez nous comparée à certains de nos voisins. Un ménage français, quand il change de fournisseur d’électricité, voit sa facture baisser de 5% en moyenne, soit 44 euros par an.

    Changer de fournisseur d’électricité : combien économiser ?

    44 euros par an ! C'est aujourd'hui ce qu'un ménage français économise en moyenne quand il change de fournisseur d'électricité, d’après la 22e édition de WEMO : l'Observatoire mondial des marchés de l'énergie, publié en partenariat avec le cabinet Vaasa par Capgemini. Soit un gain moyen sur sa facture de moins de 5%. Une faible victoire au vu des promesses faites lors en 2007 de l'ouverture des marchés de l'énergie, à l'initiative de l'Union européenne.

    Des opérateurs alternatifs, depuis cette libéralisation, sont apparus, qu'ils soient distributeurs ou fournisseurs, rappelle la conseillère énergie du président de Capgemini, Colette Lewiner, qui a dirigé l'étude. Ils grignotent aux opérateurs historiques des parts de marchés. Il n'empêche que la mise en concurrence souhaitée par Bruxelles ne s'est pas opérée dans le même rythme pour tous les pays.

    Energie : les foyers français pénalisés par le manque d'information

    Longtemps la France a été en retard sur ce dossier, et notamment en raison d'une communication bien insuffisante. En effet, jusqu'à il y a peu, plus de la moitié des consommateurs n'étaient pas encore au courant de la possibilité de quitter à tout moment EDF pour l'électricité, Engie pour le gaz, les fournisseurs historiques. Pourtant le « droit à la réversibilité » depuis 2011, permet à tout abonné de pouvoir revenir quand il le veut dans le giron de son précédent fournisseur électricité, et sans payer aucune pénalité.

    Si le fait de quitter un fournisseur historique pour choisir l'un de ces concurrents fournisseurs alternatifs moins chers permet aux foyers européens de réduire la facture en moyenne de 10 %, soit 100 euros par an, les économies là où la concurrence joue à plein régime peuvent monter à plus de 30 %, c’est à dire 300 euros par an ! Et en dessous de 5 % donc pour les pays dont la France qui n'ont pas joué totalement le jeu.

    La situation néanmoins tend à s'améliorer petit à petit, selon le Médiateur national de l'énergie, Olivier Challan Belval, au mois de juin dernier, au moment de la parution de son rapport annuel de 2019. Mais il y a des marges encore de progression. Or, la concurrence est pour les consommateurs source d'opportunités ; En effet ces derniers peuvent choisir une offre d’électricité moins chère ou une offre de gaz moins cher et correspondant mieux à leurs modes de consommation. De plus des comparateurs d’énergie innovants comme Hopenergie.com disponibles sur Internet permettent de sauter désormais le pas plus facilement.

    Des taxes sur l’énergie qui pèsent lourd en France

    Autre point marquant, pointé par l'Observatoire Capgemini, de différence entre les pays européens : la part du budget annuel des foyers allouée à l'énergie. Elle est de 6 % par exemple pour un ménage parisien, soit en 2019 une dépense annuelle de 1 737 euros. Ou, si l'on raisonne à l'échelle européenne en pouvoir d'achat moyen (d'un pays à l'autre une même somme payée n'ayant pas le même pouvoir d'achat), à 1 590 euros.

    Pourquoi pas une électricité moins chère en France ?

    Un montant de facture d’électricité qui place sur la quinzième marche du podium la capitale française soit à peu près en milieu de classement des capitales européennes, Avec d’importants écarts, d'une part entre la province et les capitales, mais aussi entre les capitales elles-mêmes. Ainsi, à l'échelle européenne la part la plus modeste est versée par les habitants de la capitale de la Lettonie, Riga : 4% du total de leurs dépenses, soit près de 583 euros. A l'opposé, à la dernière place, la vingt-sixième, ce sont les habitants de Stockholm en Suède pour qui la facture d’électricité est la plus salée : 14% de leur budget annuel soit 3 520 euros.

    Pourquoi tant d’écarts au sein même de l'Union européenne ? Pour Colette Lewiner, la concurrence, là aussi joue un rôle important. Mais bien sûr cela n'explique pas tout. En effet le poids des taxes sur l’électricité ne pèse pas dans tous les pays de la même façon. Ainsi sont largement inférieures celles appliquées en Grande-Bretagne à celles pratiquées par exemple en Allemagne. Résultat : alors que la facture annuelle moyenne des Londoniens, dans le premier cas, s'affiche à 1 181 euros, celle des Berlinois, elle, est grevée par de nouvelles taxes nationales ces dernières années liées au retrait du nucléaire ainsi qu’au soutien des énergies renouvelables. La facture d’électricité a beaucoup augmenté pour atteindre, 2 393 euros en 2019. En France, les taxes sur l’électricité rentrent pour plus d'un tiers dans la composition du prix du kilowattheure. De quoi diminuer copieusement les effets de la libéralisation du marché de l’énergie.

    Les émissions de gaz à effet de serre : l'effet du confinement

    Un autre volet dans l'Observatoire de Capgemini, écologique celui-ci, est également abordé : il s’agit de l'impact sur la pollution du confinement. En effet, la chute brutale aux mois de mars et avril due au Covid-19 de l'activité économique mondiale a conduit à la plus importante réduction pour les émissions de gaz à effet de serre (GES) et ce depuis la Seconde Guerre mondiale.

    Néanmoins, cette baisse étant dans le temps circonscrite, elle n'aura à long terme que peu d'effet. Pour pouvoir atteindre les objectifs des Accords de Paris, c’est à dire une augmentation maximale d'ici à 2050 des températures comprises entre 1,5 °C et 2 °C, il faudrait répéter chaque année pendant dix ans le confinement, s'inquiète Colette Lewiner. Bien entendu ce qui est tout aussi irréalisable que non souhaitable. Ainsi il est donc nécessaire d'instaurer au contraire d'autres profonds changements qui soient pérennes afin de réussir à atteindre les objectifs.

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    GODEFROY JARZAGUET

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